L’univers des voitures décapotables

Les véhicules décapotables ont toujours attiré les regards, l’absence de toit les rend si particuliers. Symboles de liberté et de joie, ils ont été à l’origine de l’automobile et demeurent une des passions des amateurs de quatre roues. Le modèle cabriolet continue de tenir sa place depuis plus d’un siècle dans l’évolution industrielle des grands constructeurs.

Histoire des cabriolets

Presque toutes les voitures étaient de type cabriolet à l’avènement de l’automobile à la fin du XIXe siècle. Les véhicules « sans cheveux » (appellation des décapotables à l’époque) étaient la norme, un très petit nombre de voitures avec bâche faisait exception à la règle.

Créé au XVIIe siècle, le cabriolet était au début un hippomobile (véhicule tiré par des chevaux) très léger, avec 2 roues, 2 places et doté d’une capote mobile. Il était très utilisé à Paris au XVIIIe siècle.

Le cabriolet est aujourd’hui une voiture sans toit, ouverte et découvrable à souhait grâce à une couverture pliable. Il comprend un pare-brise fixe et des portes sans cadres supérieurs et peut dériver d’une berline ou d’un coupé. Le modèle prend le nom de décapotable lorsqu’il est équipé d’une capote. Le coupé cabriolet est une sous-catégorie du modèle qui existe depuis 1930.

Les voitures gagnent en vélocité grâce à la mécanique qui se perfectionne dans les années 1920. Avec la vitesse, les automobilistes éprouvaient du plaisir à conduire cheveux au vent. Les cabriolets ont le vent en poupe dans la décennie suivante et font désormais figure de joie de vivre et parfois de la frivolité.

La vente des décapotables explose durant des années, il fut le premier choix des acheteurs malgré son prix de plus en plus élevé.

Les lignes du modèle s’affinent par le travail des ingénieurs qui s’acharnent à éliminer toutes imperfections, notamment au niveau du toit. Ainsi, ils équipent la voiture de toit en métal pouvant se replier dans le coffre, une invention qui remplace le toit en toile, jugé un peu bruyant et peu étanche.

Les industriels rivalisent d’imaginations pour s’arroger la palme de l’esthétique. Peugeot s’illustre brillamment dans cette version avec sa 402 produite en 1938, tandis que la Skyliner de Ford fait sensation entre 1957 et 1959.

La sécurité commence à prendre le pas sur l’esthétique dans les années 1970. Les nombreux accidents ont mis en exergue les risques que présentaient les décapotables avec leur toit souple.

Les ventes s’amenuisent et des constructeurs automobiles arrêtent leur production. Mais les années 1980 ouvrent une nouvelle ère des cabriolets qui ressortent de plus belle des usines avec des systèmes de sécurité plus renforcés.

Les cabriolets mythiques

L’histoire des cabriolets a connu des moments de gloire avec des modèles emblématiques.

  • La Fiat 500

Elle fait partie des voitures mythiques de cette catégorie qui ont marqué et continuent d’impressionner les mordus de décapotables. Sorti des usines en 1957, ce modèle culte a connu un succès immédiat, permettant ainsi à la marque italienne d’échapper à l’époque à une probable faillite. En réalité, l’industriel italien présentait la seconde version de la voiture, la Nuova 500.

L’intention du constructeur était de proposer une voiture fonctionnelle et pratique à un coût accessible. Petit et rapide, le modèle devient très vite la voiture du peuple à l’instar de la Coccinelle de Volkswagen.

  • La 2CV

.On la découvre pour la première fois au salon de l’automobile de Paris en octobre 1948. La Citroën 2 CV (2 chevaux) communément nommée Deudeuche ou Deuche est une voiture populaire conçue dans un esprit de sobriété. Sa production a continué jusqu’en 1990, totalisant plus de 5 millions d’exemplaires vendus.

Ce cabriolet mythique est un symbole de la France à l’étranger, dont se sont appropriés les habitants de campagnes. Il peut rouler sur n’importe quel terrain hors de la ville : arpenter les chemins de terre, sillonner les champs à vaches, longer les côtes sablonneuses, etc. Elle reste parmi les dix automobiles françaises les plus commercialisées au monde.

  • Porsche Cayman Cabriolet

Ce modèle se situe dans la catégorie sportive des voitures décapotables ou cabriolet. Sa production qui date de 2005 s’est accrue avec la sortie de plusieurs versions axées sur les performances et la sportivité.

Dotée d’un moteur 6 cylindres, la voiture stable et dynamique bénéficie d’une puissance atteignant les 295 chevaux. Elle se place par rapport à ses caractéristiques entre la Porsche 911 Carrera et le Boxster S. Son agilité et sa précision accentuent le plaisir de conduire en offrant une expérience unique.

Faire l’entretien des cabriolets

Le plaisir est à son comble au volant d’un cabriolet à l’habitacle inondé de soleil et de vent. Ce bonheur peut être gâché si l’entretien du véhicule n’est pas bien assuré. Ce type de voiture impose une grande attention pour garder le couvercle opérationnel, propre et impeccable. Certaines démarches sont nécessaires pour réussir l’entretien de la capote de cabriolet:

  • Le toit doit rester toujours sec et propre chaque fois que vous devez le rabattre. La saleté, l’humidité ou le gel laisse souvent des traces de frottements et des taches de moisissure très inesthétiques.
  • Évitez au maximum les stations de lavage. Le revêtement de la capote, les charnières et les joints sont très sensibles à la pression de l’eau et à la soufflerie. Ces pièces pourraient s’user très vite.
  • Effectuez l’entretien de la capote à la main en brossant le toit régulièrement avec une brosse souple, au rythme de mouvements rectilignes de l’avant vers l’arrière. Pour les saletés superficielles, l’usage d’une éponge trempée dans de l’eau froide et claire est suffisant. Un nettoyant spécial ou domestique est conseillé pour les saletés plus importantes. Vous pourrez l’acquérir dans les magasins spécialisés.
  • Surveillez l’état des joints qui assurent l’étanchéité du toit.
  • Le changement de joints de pare-brise doit également faire l’objet d’une grande attention pour accroître la longévité de ces pièces. Un bon entretien permet d’éviter qu’elles soient cassantes et poreuses.
  • N’hésitez pas à huiler les pièces coulissantes et les charnières visibles ou accessibles de la capote avec un produit graissant vendu dans les commerces spécialisés.
  • Occupez-vous également de la lunette arrière de votre cabriolet s’il y en a. De petites rayures peuvent apparaître et la rendre jaune et terne si elle est en plastique.

La durée de vie d’un toit pliable atteint au moins dix ans s’il est bien entretenu et si la décapotable se gare dans un parking couvert.