Le mini cabriolet est une décapotable équipée en général de deux portes, c’est un modèle très apprécié des passionnés de ce type de véhicule.

Des généralités sur le cabriolet coupé

Ce modèle emprunte les caractéristiques d’un coupé qui s’ajoutent à celles d’un cabriolet classique.

Un coupé renvoie originellement à une carrosserie fermée, dotée de 2 portes et de 2 glaces latérales. Ce véhicule est aujourd’hui une déclinaison de la berline à deux portes, avec deux ou quatre places, de style sport ou bourgeois. On trouve parfois des coupés non dérivés de la berline comme les voitures appelées grand tourisme. Enfin, cette catégorie englobe également un type de véhicule qui associe les principes du coupé et du cabriolet, donnant l’appellation coupé cabriolet.

Le cabriolet coupé ou coupé cabriolet

 Le cabriolet coupé se démarque par une carrosserie à découvert portant un toit rigide pliable, un pare-brise fixe et des portes sans encadrement supérieur. C’est un sous type de cabriolet né dans les années 1930 grâce au système Eclipse du designer et ingénieur Georges Paulin. Ce système de toit rétractable est à l’origine du concept coupé cabriolet.

Georges Paulin était un dentiste français passionné d’automobile qui devient plus tard un ingénieur autodidacte. Il va inventer le toit rétractable « Eclipse » et le breveter dès 1931. Il construit le premier prototype en 1933 en association avec Hotchkiss, mais leur relation prend vite fin à cause des désaccords financiers.

En 1933, l’inventeur s’allie à Peugeot pour monter le système sur des modèles, notamment la Peugeot 301. Le design très innovant est bien accueilli avec ses courbes fluides. Il sera amélioré par le carrossier Pourtout qui le rend encore plus élégant avec des lignes très courbées, à la mode à l’époque. Le toit se replie désormais avec un système électrique.

L’évolution du système se poursuivra sur les Peugeot 401, 601 et 402 jusqu’en 1940. La production des modèles Eclipse s’arrête avec le déroulement de la Seconde Guerre mondiale. Ce coup d’arrêt va perdurer jusqu’en 1998, année où Peugeot sort le concept Peugeot 20Cœur inspiré par la 206. C’est à cette occasion que le nom « Coupé Cabriolet » (CC) est pour la première fois utilisé comme une appellation commerciale, désignant la Peugeot 206 CC.

Depuis lors, le système a été perfectionné, donnant un véhicule plus proche d’un coupé que d’un cabriolet découvert. Le cabriolet coupé dégage un confort acoustique et thermique comparable au coupé, avec son toit rigide refermé qui en fait un cabriolet quatre saisons. Fort de ces nombreux atouts, le modèle sera très développé dans la catégorie des cabriolets. Aujourd’hui, le constructeur français choisit le système Eclipse avec un simple capotage.

Le style est aujourd’hui adopté par de nombreuses marques comme :

  • Nissan (Micra C+C)
  • Opel (Astra Twin-Top)
  • Renault (Mégane CC)
  • Volkswagen (EOS)
  • Peugeot (206 CC, 307 CC, 308 CC)
  • Pontiac (G6 Cabriolet)
  • BMW (BMW Série 4 Cabriolet et Z4)
  • BYD (F8)
  • Daihatsu (Copen)
  • Ferrari  (Portofino)
  • Ford (Focus CC)
  • Infiniti (G37 C)
  • Lexus (IS C)
  • Mazda (MX-5 Roadster Coupé)
  • Mercedes-Benz (Classe SLK et SL)
  • Renault (Renault Wind)
  • Etc.

Outre l’invention du système Eclipse, Georges Paulin sera choisi par Bentley pour dessiner quatre voitures et l’usine aéronautique militaire Kellner-Béchereau va collaborer avec lui au service des études aérodynamiques en 1938. Il sera exécuté comme Résistant par les occupants nazis en 1942.